gestion des connaissances au japon (knowledge management in japan)

Ce blog traite de la gestion des connaissances (knowledge management) au Japon. Il a été réalisé dans le cadre de la matière "Veilles et intelligence compétitive" du master 2 COMEX-CMAI promo 2005-2006. Par Perrinne Tiphaine, Nuc François et Agbodja

13 janvier 2006

Synthèse

Le Knowledge management (KM) est une notion relativement récente qui permet de comprendre comment la connaissance est produite, utilisée et diffusée au sein d’une organisation. Dans le monde entier plusieurs écoles se sont développées autour de cette notion. Au Japon, elle est connue sous le nom de la voie japonaise. M. Nonaka et son élève Takeuchi sont considérés comme ses instigateurs. Au terme des recherches effectuées sur ce blog, nous avons remarqué que la voie japonaise se démarquait considérablement du KM étranger dans la mesure où celui-ci est en parfaite adéquation avec la culture japonaise.

1) Spécificité du KM de Nonaka

a) le modèle SECI et la connaissance tacite.

 

Dans le cadre du modèle SECI de Nonaka, la création de la connaissance est gérée par 4 modes : Socialisation, Externalisation, Internalisation et Combinaison. (voir article dans la section Démarche).

On remarque ici que Nonaka introduit la notion de connaissance tacite qu’il oppose à la connaissance explicite. La connaissance tacite regroupe tout ce qui touche à la connaissance abstraite d’une entreprise et donc qui ne peut pas être répertoriée contrairement à la connaissance explicite. Nonaka insiste aussi sur le fait que cette connaissance doit être aussi transmise par le biais d’un contact direct entre les employés.

La connaissance tacite n’est pas reconnue dans le KM occidentale.

b) La notion de groupe : le BA

D’après Nonaka la gestion des connaissances entre dans le cadre du BA. Le BA est un lieu d’interaction et de partage où se créé une culture partagée.

Ainsi, comme on a pu le voir dans l’article concernant l’entreprise Matsui, tous les employés sont pris en compte dans le processus de décision.

De plus le partage de l’info entre tous les acteurs du KM est primordial. Ainsi le gouvernement japonais a voté une loi visant à généraliser cette pratique au Japon tout entier.

c) Hiérarchie : le CHI

En parallèle du BA, la notion de CHI représente d’après Nonaka l’élément supérieur et indispensable à toute gestion de connaissance.

La connaissance émane du groupe et est ensuite partagée au sein de celui-ci mais elle a aussi besoin d’une force supérieure qui jouera un rôle de régulateur. En d’autre termes, au sein d’une entreprise le KM japonais a besoin pour être efficace d’une hiérarchie marquée.

Le KM japonais est donc représentatif de la culture japonaise. En effet d’après de nombreux anthropologues, le Japon traditionnelle est une société à valeurs tacites et non pas explicites, tournée vers le groupe et respectant une certaine hiérarchie. C’est pour cela qu’il s’oppose au KM occidental.

2) Contestation du KM traditionnel de Nonaka.

a) le développement de « online knowledge communities » (communautés de connaissance en ligne)

Au cours des 5 dernieres annees, les entreprises japonaises ont développées des communautés de connaissance sur internet (ex : l’entreprise Ricoh).

Ces communautés de par leur caractère en ligne s’opposent aux principe de Nonaka qui soutient que l’échange de connaissances implicites ne peut se faire que lorsque 2 individus se trouvent physiquement face à face.

Ces nouvelles communautés favorisent l’échange de données explicites et affaiblit la notion de groupe.

Les principaux utilisateurs de ces communautés sont les jeunes générations de travailleurs japonais qui, plus facilement influençables par les cultures occidentales sont plus enclins à ne pas respecter les valeurs traditionnelles de la culture japonaise, et donc à délaisser le KM traditionnel de Nonaka.

3) Conclusion :

Pour résumer, la veille effectuée sur ce blog ont permis de mettre en parallèle l’évolution de la culture japonaise et celle du KM japonais. En effet il semblerait que le KM japonais soit en phase de changement, d’évolution tout comme l’est la culture japonaise.

 

Posté par superteddy à 13:21 - 8 - Synthèse - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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